Expériences de jeu d’attente

Sabrina Messahel

Romaniste, assistante sociale, Spécialiste en Sciences et Techniques du Jeu

 

La Maison Médicale du Nord

 

La Maison Médicale du Nord est située dans le quartier Sainte-Marie à Schaerbeek et accueille beaucoup de familles d’origine turque et marocaine. Celles-ci sont souvent membres depuis quelques années, et s’y sentent donc particulièrement en confiance et en sécurité.

La maison médicale dispense des consultations sans rendez-vous du lundi au vendredi de 16h à 19h.

Pendant ces plages horaires, les patients s’inscrivent sur une liste dans leur ordre d’arrivée. Ils ne peuvent ensuite plus quitter le lieu et patientent donc en salle d’attente, parfois pendant près de deux heures.

Les animations ont donc été pensées pour remplir cet espace les lundis et les vendredis pendant trois semaines à partir de mi-mars, car il s’agit, selon le personnel, des jours rencontrant le plus d’affluence.

La salle d’attente est une pièce à part entière, qui communique toutefois avec le reste de l’infrastructure. Elle est séparée du bureau d’accueil par une vitre transparente ; un balcon permet une communication visuelle et auditive avec le premier étage, l’entrée de la salle n’est pas fermée par une porte et le mur intérieur qui la longe est ouvert à plusieurs endroits, permettant ainsi un contact visuel avec les cabinets se trouvant derrière celui-ci.

La salle d’attente comprend une grande et deux petites tables, un aquarium, deux rangées de six chaises, une bibliothèque, un coin muni de jeux pour les enfants de moins de six ans, deux plantes, une fontaine à eau et des magazines. Les enfants peuvent, s’ils le souhaitent, demander des feuilles de coloriage et des crayons à l’accueil.Les animations ont été annoncées sur le tableau d’affichage à l’entrée de la salle d’attente, et aucune mention d’un public cible n’a été faite – ni enfants, ni adultes.

Une introduction de l’accueillant a été demandée à l’arrivée de chaque patient mais, la salle d’attente étant hors de portée d’écoute, elle ne peut être confirmée.

Dans la salle d’attente, une table haute a été tirée vers l’intérieur de la salle afin de se rapprocher du centre et de rendre l’animation visible du reste de la salle. Les jeux ont été disposés sur la table.

Il me semble important d’arriver avant les patients, afin de m’installer et d’accueillir les premiers : il m’est plus simple d’aborder une ou deux personnes plutôt que dix, et les patients semblent accepter davantage une invitation qui leur est directement adressée plutôt qu’une proposition lancée à un groupe.

En outre, il est plus engageant de se mettre au jeu lorsqu’on n’est pas observé par une demi- douzaine de personnes : l’atmosphère qui se crée à partir de ce moment est alors différente de la tension sous-jacente qui règne le reste du temps, peut-être créée par la fermeture de la salle d’attente et le nombre de personnes présentes en permanence.

Lorsqu’un jeu était en cours, et selon la nature de celui-ci, il pouvait avoir une influence sur l’ambiance de la salle : les jeux d’adresse attiraient l’attention des autres personnes, qui suivaient l’évolution de la partie et n’hésitaient pas à faire des commentaires ou à donner des conseils aux joueurs, parfois même du premier étage.

D’autres jeux, comme Cardline, me permettaient de m’adresser aux personnes présentes de manière plus légère, sans que le nombre de réponses reçues ne soit important.

Une invitation au jeu dans ce contexte particulier comporte selon moi au moins deux niveaux. L’un d’eux est l’acceptation du jeu en soi, et un autre est celui d’accepter de jouer dans une salle d’attente.

Afin d’accepter l’idée de jouer, encore faut-il qu’elle corresponde à notre représentation du jeu : or, les représentations sont fortement liées à notre contexte socioculturel.

En présentant des jeux pensés en Occident, est-il possible de toucher un public essentiellement turc et maghrébin ?

A-t-on tous la même idée de ce qu’est un jeu – ou pouvons-nous accepter comme un jeu et être tentés de jouer avec – un objet que l’on ne connait pas, dont on n’a pas l’habitude, qui ne correspond pas à notre définition du jeu ?

Si l’on décide de pouvoir et de vouloir jouer avec ce que l’on nous propose, accepter de jouer dans une salle d’attente, c’est ensuite avoir la flexibilité d’esprit d’abstraire de la salle son potentiel d’espace de jeu, de la mettre en scène comme un lieu du monde réel, mais où l’on projette une dimension supplémentaire, qui est celle d’une scène de jeu.

L’exercice est d’autant plus périlleux qu’il est parfois impossible de s’abstraire de la situation vécue pour se projeter totalement dans la dimension ludique : la maladie peut se manifester physiquement ou mentalement, le médecin apparaît régulièrement afin de venir chercher un patient… Il n’est donc pas toujours possible d’ignorer tout ce qui ne se rapporte pas directement au jeu.

Sur les 85 personnes croisées dans la salle d’attente, une cinquantaine a accepté ce défi afin de partager un jeu avec moi. Parmi ceux-ci, une trentaine a répondu à une invitation directe, et une vingtaine a réagi à une partie en cours. La trentaine de personnes restantes ont, quant à elles, refusé de participer de près ou de loin à l’animation.

Parmi les patients, certains des enfants se sont instinctivement dirigés vers moi et se sont installés à ma table de jeu. Une jeune femme déjà aperçue à une séance a elle aussi accepté de jouer avec moi les deux autres jours où je l’ai croisée.

D’autres sont visiblement intrigués par la démarche, et essaient un jeu par curiosité. Quelques-uns me remercient après avoir joué, certains reviennent après leurs consultations pour rejouer.

Une jeune fille est arrivée guidée par l’accueillant et a fini par chercher avec sa mère la solution au Tangram.

Après la consultation, cette dernière est revenue pour demander à recopier sur un papier le puzzle et pouvoir l’emporter. Revenue un autre jour, la jeune fille est venue directement vers moi, accompagnée de sa petite sœur et de ses parents – qui se sont progressivement mêlés au jeu jusqu’à jouer à quatre. Une partie de la famille est restée pendant que l’autre allait en consultation et nous avons même tenté une conversation, bien qu’entre le français, le néerlandais et le turc nous n’ayons aucune langue en commun.

Il y a aussi ceux qui osent moins : celle à qui j’ai lancé une invitation un peu plus poussée parce que quelque chose dans son regard m’a dit que le refus n’était qu’une façade, et qui ensuite a continué à jouer avec moi pendant que la personne qu’elle accompagnait partait en consultation et jusqu’à ce qu’elle revienne – en prenant soin de terminer ses cartes avant de partir.

Une jeune fille que sa mère poussait à jouer est allée et venue devant la table occupée à jouer, a refusé les invitations mais a continué à nous observer fixement, jusqu’à se décider. Sans compter les parents pris au jeu par leurs enfants.

Chez ceux qui refusent l’invitation, il y a le mal de tête, le sentiment que l’heure de sa

consultation est arrivée, la réticence devant un jeu qu’on ne connait pas, qu’on a peur de ne pas comprendre et auquel on ne veut pas être maladroit.

Les personnes sont parfois invitées par quelqu’un d’autre que moi, ce qui n’empêche pas le refus. Et lorsque plusieurs personnes discutent, le jeu se met entre parenthèses.

Il était important pour le bien-fondé de l’animation, en maison médicale tout comme en file d’attente, de respecter les dispositions des personnes et le fait qu’une proposition de jeu puisse ne pas entrer dans leurs envies – du moment ou de manière générale – ou qu’ils puissent s’en désintéresser.

En effet, le jeu ne garantit ses bienfaits que lorsqu’il est choisi librement et sans contraintes. S’il est pratiqué à contrecœur, il y a fort à parier que le plaisir ne sera plus présent pour personne. C’est également pour cette raison que les jeux choisis permettaient d’interrompre rapidement une partie.

La présence assez forte d’enfants a quelquefois sauvé l’animation d’une désertion massive, et a aussi permis au reste de la salle ne serait-ce que de considérer celle-ci – sans compter les accompagnateurs pris à témoin ou sollicités pour jouer.

Cependant, la proportion parfois très élevée d’enfants pouvait donner l’impression d’avoir installé un « coin-garderie ». Cet effet était appuyé par certains accompagnateurs, qui disparaissaient purement et simplement sans demander s’il était possible que leur enfant reste jouer.

Dans ces moments-là, l’animation glissait ainsi jusqu’à être moins ouverte aux adultes, qui pouvaient ne pas s’identifier dans le moment de jeu créé par les enfants.

Il est aussi à constater qu’un animateur ne peut faire jouer de manière optimale qu’un maximum de cinq enfants à la fois, contre le double pour les adultes. La présence d’un deuxième animateur permet alors de toucher davantage de personnes, notamment via une autre approche.

 

 

 

 

 

Maison Médicale Neptune

 

La Maison Médicale Neptune se trouve dans le quartier Collignon à Schaerbeek, et son public est sensiblement le même que celui de la Maison Médicale du Nord. Le jeu y est déjà présent sous forme d’Espaces Jeux où parents et enfants viennent ensemble partager un jeu de société le mercredi après-midi.

Dans le but de faire connaître cette activité, l’équipe avait en 2010 mené quelques animations de jeux en salle d’attente, de manière ponctuelle. En introduisant mon projet en salle d’attente, j’ai par la même occasion été engagée comme animatrice à l’Espace Jeux.

Ce travail complémentaire m’a permis de communiquer beaucoup plus régulièrement avec Félicia Di Cecco, la personne m’ayant accueilli à la maison médicale et avec qui je travaille à l’Espace Jeux.

Par ce moyen, j’étais aussi deux fois plus présente sur mon lieu d’activité, ce qui m’a permis de mieux cerner les actions de la maison médicale, de me sentir plus investie dans le projet que j’y menais, mais aussi de mieux connaître son public et les personnes y travaillant.

 

La salle d’attente se trouvant dans hall d’entrée, elle constitue un lieu de passage obligé pour entrer ou sortir de l’établissement. On y trouve cinq chaises, une table basse, un boulier géant et un présentoir avec brochures et magazines.

Une table haute ainsi que quatre chaises y ont été amenée, et les jeux y sont disposés. La sélection de jeux était la même qu’à la Maison Médicale du Nord, mis à part le Gambit 7, le nombre de personnes présentes dans la salle d’attente et leur temps d’attente n’étant pas suffisant.

Les jeux communicatifs avaient ici comme objectif de mobiliser un nombre plus réduit de personnes, et notamment l’accueillante.

 

Les animations se sont déroulées de mi-mars à mi-mai, à raison de trois heures par semaine, le lundi de 11h à 13h et de 14h à 15h.

Cet horaire correspondait à la présence à l’accueil d’une accueillante particulièrement enthousiasmée par le projet, qui a pu le communiquer de manière spontanée aux patients et ainsi amorcer l’animation de manière positive.

Entendre cette introduction et avoir en face de moi une personne convaincue du bienfondé de ma démarche m’a beaucoup aidé à lancer mon animation – surtout les premières séances.

Il était également intéressant d’avoir le temps de discuter avec les membres de l’équipe – avec qui je mangeais à chaque séance – afin de les connaître un peu mieux et de me sentir intégrée au lieu, outre le fait que l’on parlait occasionnellement de la manière dont se déroulaient mes animations.

Les animations ont également été annoncées en permanence via une affiche à côté du bureau d’accueil, sans aucune mention d’un public cible. Au mois d’avril, ma présence a également été signalée dans le petit journal trimestriel de la maison médicale.

 

Etant donné que la maison médicale ne dispense que des consultations sur rendez-vous, les patients viennent à intervalles plus espacés, et ne patientent parfois pas très longtemps.

Cependant, ils peuvent arriver à plusieurs, jusqu’à vingt minutes avant leur consultation, et la présence de plusieurs médecins et kinésithérapeutes augmente la probabilité de trouver plusieurs personnes en salle d’attente – sans pour autant que je voie plus d’une demi-douzaine de personnes en même temps.

Parmi la quarantaine de patients rencontrés, les trois quarts ont accepté de partager un jeu avec moi.

Une petite partie d’entre eux a rejoint une partie en cours, mais j’ai invité la grande majorité de manière directe – notamment parce que l’organisation du lieu me permettait d’aborder davantage les personnes une à une.

La possibilité d’aborder presque chaque nouvelle personne de manière personnelle – et privée, étant donné qu’elle était souvent seule dans la salle d’attente hormis l’accueillante – a été très positive, ce qui m’amène à penser que les personnes étaient davantage touchées que lorsqu’elles étaient invitées de manière générale.

Certains se sont arrêtés pour jouer alors qu’ils venaient seulement prendre rendez-vous ou sortaient de leurs consultations ; certains ont fait quelques parties avant de s’arrêter, tandis que d’autres sont revenus finir la partie interrompue par la consultation.

Quelques-uns se sont lancés malgré l’hésitation – l’une pense souffrir d’un manque de concentration, l’autre à cause d’un poignet opéré il y a peu.

Il y a ceux qui remercient en partant et ceux que j’ai revus, comme cet homme âgé que l’on avait redirigé vers moi pour qu’il puisse jouer, et qui a renouvelé l’expérience un autre jour. Ou cette mère qui me dit qu’à présent qu’il y a cette animation, ses enfants viendront aussi et qui, à l’appel du médecin, répond qu’elle est en train de jouer. Elle revient ensuite terminer sa partie, et revient une autre fois avec son fils, qu’elle laisse d’abord jouer et qui reste avec moi le temps de sa consultation. À son retour, ils ont également le loisir de partager quelques parties avant de repartir.

Parmi les parties jouées, certaines ont vu des parents jouer avec leurs enfants et d’autres ont vu la participation de l’accueillante, d’un futur médecin de l’équipe ou de délégués pharmaceutiques, qui n’ont pas hésité plus que d’autres à poser leurs tiges ou leurs cartes.

Il y a aussi eu des témoins impliqués, comme cet homme de passage qui s’est arrêté en sortant devant notre Suspend.

Nous ayant proposé que la perdante offre à manger aux deux autres, nous avons tous été déçus d’achever la partie sans aucune erreur.

La présence des jeux a aussi provoqué des questions chez certains, qui ont cherché à savoir leurs noms, où l’on pouvait se les procurer, ce qu’ils venaient faire dans leur salle d’attente… J’en ai vu jouer quand je n’étais pas là, essayer chacun des jeux présents, perdre continuellement mais continuer à demander une autre partie, me demander à quels moments j’étais là, ou encore penser à revenir exclusivement pour l’animation.

Une dizaine de patients n’ont pas voulu jouer : certains ont regardé d’autres jouer, tandis que d’autres n’ont manifesté aucun intérêt pour l’animation. Il était également possible pour les patients peu enthousiastes ou souffrants de patienter à l’étage, mais ils n’ont pas eu recours à cette alternative.

 

Épilogue

 

Bien que le but et les moyens des animations aient été les mêmes dans les deux maisons médicales, il est peu pertinent et impossible de les comparer scrupuleusement, car celles-ci présentent des différences malgré leur localisation à Schaerbeek et la similitude de leurs publics, à savoir un grand nombre de personnes d’origine turque ou marocaine.

Premièrement, la taille de l’infrastructure et le nombre de personnes dans l’équipe diffèrent largement, la Maison Médicale du Nord ayant plus de surface et de personnel. La Maison Médicale du Nord offre des consultations sans rendez-vous, durant lesquelles la salle d’attente peut accueillir une quinzaine de personnes, tandis que la Maison Médicale Neptune prévoit toutes ses consultations et ne voit guère plus d’une demi-douzaine de patients dans sa salle d’attente.

L’une dispose d’une grande salle d’attente où se trouvait tout le matériel nécessaire à l’animation, quand celle de l’autre se trouve dans le hall d’entrée et a nécessité d’ajouter une table et des chaises afin de pouvoir mener l’animation.

Les animations se sont déroulées d’une part deux fois par semaine pendant trois semaines en fin de journée, et d’une autre une fois par semaine pendant six semaines en matinée et début d’après-midi.

Contrairement à ce que j’ai pu imaginer, la disposition matérielle des lieux (à savoir, la présence ou non d’une salle d’attente dédiée ainsi que sa dimension) a moins influencé l’animation que le dialogue et l’implication de l’équipe médicale, le temps passé dans l’établissement et le fait d’être installée dans une structure qui utilise déjà le jeu dans ses activités.

 

Malgré les différences, les jeux utilisés pour l’animation ont été sensiblement les mêmes : quelques jeux de réflexion – à deux ou à quatre – afin de ne pas brusquer le niveau sonore, ainsi que des jeux d’adresse pour faire jouer tout le monde sans discrimination.

Parmi ces derniers, il est à noter que Suspend est particulièrement intéressant comme moyen d’attirer l’attention et de favoriser l’intérêt des personnes non joueuses dans la situation de jeu.

D’autres jeux visaient, quant à eux, l’implication des autres personnes présentes dans la salle, à plus forte raison dans une salle d’attente peuplée. Dans tous les cas, les jeux se devaient de pouvoir être expliqués rapidement, de mettre le moins possible les participants en difficulté et de permettre de jouer à partir de cinq ans.

La sélection des jeux permettait de jouer en solitaire et jusqu’à un nombre indéfini de personnes, avec parfois la possibilité d’inclure ou d’exclure des joueurs en cours de partie. Ils avaient également des tours de jeu rapides, et certains pouvaient être clôturés facilement afin de réduire le temps de jeu.

 

J’ai rencontré à la Maison Médicale du Nord deux fois plus de patients qu’à la Maison Médicale Neptune, bien que mon taux d’invitations acceptées y ait été plus faible (57% contre 76%).

La proportion d’enfants y a été plus élevée – ce qui amenait parfois presque totalement l’animation vers ce public –, et les temps de jeu nettement plus longs.

J’y ai également davantage revu des patients, bien que l’étalement des animations ait été plus réduit.

À la Maison Médicale Neptune, les patients étaient davantage invités un à un, à leur arrivée : le lien se créait alors plus entre moi et le patient qu’entre les patients eux-mêmes, même s’ils ont joué ensemble à plusieurs occasions.

À la Maison Médicale du Nord, une partie du défi était de faire jouer plusieurs patients, d’intéresser et d’impliquer le reste de la salle via un jeu en cours : la mise en lien concernait alors davantage les patients entre eux.

Comme, dans les deux cas, une invitation directe et personnelle semblait être une bonne manière de toucher le public, la présence d’un animateur semble essentielle afin que les jeux soient exploités, et qu’ils mènent à des parties qui satisfassent les joueurs.

Les réactions aux animations ont été diverses, mais le plus souvent très positives : aucune agressivité ni mauvaise humeur, aucun mépris ou réaction négative n’ont été exprimés par les patients, invités ou non au jeu, qu’ils aient participé ou non à l’animation.

Les patients ont souvent été intrigués ou surpris par l’initiative, mais beaucoup d’entre eux s’y sont essayé de bon cœur, voire avec enthousiasme. Quelques-uns ont eu certaines réticences, d’autres se sont contentés de regarder le jeu en cours, mais une grande majorité d’entre eux ont eu un regard bienveillant sur l’animation.

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